Edito de l'abbé Pégourier - juillet 2026

 

Le temps des vacances s'est ouvert. Le soleil darde ses rayons. L'été bat son plein..., sur un rythme à deux temps : le temps long des moments de détente, sans assujettissement à un horaire, à des échéances, sans astreinte immédiate. Mais parfois aussi, un temps qui se met à courir, et se contracter, lors de fêtes familiales, d'événements sportifs...

 

Prenons de la hauteur, de la hauteur surnaturelle. Voyons l'amour avec lequel Dieu nous attend aux portes de l'éternité pour laquelle il nous a créés : amour de toujours à toujours qui, ici-bas, façonne notre parcours.

Y répondre, c'est respirer en Dieu, c'est vivre mieux.

En effet, de même que dans l'eau avec masque et tuba, on entend fort sa propre respiration, de même quand on s'efforce de garder la présence de Dieu, on perçoit mieux la respiration de son amour en nous.

 

Ouvrons donc les yeux, les yeux de la foi. Et rappelons-nous avec gratitude, dans la détente ou la tension, ces paroles de sagesse : « le temps de l'amour, c'est long et c'est court, ça dure toujours. On s'en souvient ». Dieu et moi, le duo de l'avenir, nous gardons au coeur ce souvenir. Il perdure chez l'un et l'autre, quoique de façon asymétrique : chez lui, de toute éternité ; chez moi, dans la brièveté de mon existence.

Mais il est là présent, serti comme dans un écrin, entre ces mots qui jamais ne passeront : Demeurez dans mon amour.